- Invocation d’Iôannès, chantre de l’Église Cathédrale d’Athènes. IXe-Xe siècle.
- E296
Au Parthénon, transformé en église dédiée à la Théotokos au ve ou au vie siècle – la datation de la conversion reste controversée1 –, les inscriptions sont dans leur presque totalité conservées dans la partie occidentale du temple (fig. 1) : elles sont gravées sur la face intérieure des colonnes du pteron et sur la face extérieure des colonnes de la prostasis (fig. 2). La concentration du matériel épigraphique dans l’espace de l’ancien opisthonaos, devenu l’exonarthex de l’église, et du péristyle ouest, fonctionnant comme atrium, s’explique facilement. Cet espace, qui constituait l’entrée principale de l’église, était l’endroit par excellence pour exposer aux yeux de ceux qui entraient et sortaient les inscriptions visant à préserver la mémoire de personnes et de faits importants, liés à l’histoire du Parthénon chrétien. La concentration des inscriptions sur les colonnes 5 et 6 (à partir du nord) du pteron et de la prostasis le confirme : le degré d’usure des marches creusées à ces endroits, suite à la transformation du temple en église, témoigne d’une fréquentation particulièrement importante des entrées situées entre ces colonnes (fig. 3)2.
[Mango 1995] Cyrill Mango, « The Conversion of the Parthenon into a Church: The Tübingen Theosophy », DChAE, 18, 1995, p. 201‑203 ; (missing reference), p. 240-244 ; (missing reference), p. 298-307 ; [Kaldellis 2009] Antony Kaldellis, The Christian Parthenon: Classicism and Pilgrimage in Byzantine Athens, UP, Cambridge, UP, 2009, p. 23-59 ; Saradi, Eliopoulos 2011, p. 267-272. Je projette de consacrer une étude à la conversion et la dédicace du Parthénon d’après le témoignage des inscriptions y gravées se référant à la Théotokos. ↩
Voir à ce propos : Korres 1994a, p. 40. ↩